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J'ai le blues.
Dans 10 semaines environ, je serai à la rue, enfin je ne sais pas où je serai. Je pourrais dire "J'm'en fous" mais ce serait faux.
Ce que je pensais être un couple n'était qu'une illusion ; je n'avais pas voulu admettre que cette relation n'était basée que sur un rapport d'autorité larvé.
Les choses ont commencé à merder un 14 juillet 1995 ou 96 ; elles ont volé en éclat en 2002 quand le Métal est entré dans ma vie.
C'est un vent de liberté, de jeunesse, de plaisir qui a soufflé sur cette morne existence faite de faux semblants. Mes colères et mes passions avaient un son. Le choix me fur donné : "C'est ta musique de barjos ou moi" ; je ne voulais perdre ni l'un ni l'autre.
Mais j'ai refusé ce chantage car je n'envisage plus ma vie sans le métal. Je me passe de luil à présent, et très bien mais il m'aurait été intolérable de renoncer à ma passion.
Le métal est mon oxygène, mon sang, mon cri! C'est mon phare dans un monde où je n'ai toujours pas trouvé ma place. Il m'a sauvé du désespoir et de la mort lente.
J'ai trouvé dans ce milieu une chaleur et une famille que ke n'ai jamais eue. C'est mon univers et même si je devais finir clodo, je trouverai toujours de quoi foutre 2 piles dans mon lecteur pour me m'éclater la gueule sur un riff qui me réchauffera.